Memories of Murder (2): falsification, magie et violence

Grosso modo, le travail de détective est de chercher des preuves afin de trouver un coupable. On peut avancer sans se tromper que l’intermédiarité de la preuve est le matériau même de la fonction policière : matériau à partir duquel il est possible d’élaborer une histoire que l’on superpose, avec ou sans succès, à la réalité.… Lire la suite Memories of Murder (2): falsification, magie et violence

Memories of Murder: le spectateur mis en abîme

Films et accomplissement Rares sont les films qui ne résolvent pas leurs propres énigmes. Car, on peut se demander, pourquoi aller voir un film si l’on reste sur sa faim, si les mystères ne sont pas dissipés ? Bien qu’il y ait plusieurs réponses possibles, il n’en demeure pas moins qu’une des joies esthétiques dominantes… Lire la suite Memories of Murder: le spectateur mis en abîme

« There will be blood »: le conflit des principes

Le thème dominant du film est le conflit entre la Lumière et les Ténèbres personnifiés par le prêtre, Paul Sunday, et le pétrolier Daniel Plainview. Les deux personnages sont tragiquement consubstantiels; leur destin sont liés jusque dans la déchéance et la mort. "There will be blood" est l'histoire de deux pouvoirs qui s'opposent à force… Lire la suite « There will be blood »: le conflit des principes

« Labyrinthe de Pan »: une logique de l’imaginaire

L'existence du fascisme L’existence du fascisme, dans le labyrinthe de Pan, est duelle : il est à la fois réalité tangible, existence physico-historique de l’Espagne des années 40 (réalité qui conditionne son apparence et son expression uniformisé), et réalité fantasmatique, lorsqu’il imprègne, pathogène, l’imaginaire d’Ophélia. Le fascisme commence par être sous l’habit dur du réel avant… Lire la suite « Labyrinthe de Pan »: une logique de l’imaginaire

« Vengeance », ou comment le cinéma rend les choses sémantiques

Comment le cinéma peut-il thématiser la mémoire ? Par quel moyen peut-il « rendre visible » ce qui est de l’ordre de l’intériorité, des processus mentaux « opaques » rétifs à devenir l’objet d’une représentation visuelle ? Afin de les traquer et de leur donner une figure, il faut faire un détour par la métaphore… Lire la suite « Vengeance », ou comment le cinéma rend les choses sémantiques

Docteur House, une conception doloriste du génie

Dans cet article, nous allons tenter de déployer et d’expliciter ce que l’on peut appeler la théorie eudémonique de Docteur House. L’épisode le plus significatif à cet égard est l’épisode 16 de la saison 5, la Face Cachée, où Docteur House refuse délibérément un traitement pourtant efficace contre sa douleur chronique à la jambe :… Lire la suite Docteur House, une conception doloriste du génie

La référence culturelle comme « faire-valoir » dans les séries télévisée

Les séries, dont la raison d’être est avant tout économique, cherchent pour cette raison à susciter, au moyen de divers procédés, une relation sensible avec les téléspectateurs (S. Benassi, Décadrages 32-33, Séries télévisées contemporaines, 2016). En d’autres termes, elles doivent réussir à capter l’attention des téléspectateurs afin de les rendre captifs de la narration. À… Lire la suite La référence culturelle comme « faire-valoir » dans les séries télévisée

Harry, un ami qui vous veut du bien: Pulsion destructrice et réalisation de soi

Harry possède une idée simple : détruire radicalement tout type d'opposition afin de libérer les potentialités libres de l'esprit. En cela, il est l'incarnation, la personnification d'une pulsion morale et psychologique d'affirmation de soi totalitaire, amorale et artistique. De ce point de vue, le bonheur ne peut être conçu que comme « disproportion »: l'homme… Lire la suite Harry, un ami qui vous veut du bien: Pulsion destructrice et réalisation de soi